Article publié dans la Nouvelle République du Centre Ouest, édition du 2 juillet 2008.
La France a pris, pour six mois, la présidence de l’Union européenne. Pour André Laignel, seul député européen de l’Indre, Nicolas Sarkozy s’apprête à faire fausse route.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a ris la présidence de l’Union européenne ce mardi. Que faut-il en espérer ? « Je crains malheureusement que cette présidence n’apporte aucun élément décisif », souligne le seul député européen de l’Indre, André Laignel.
La défiance affichée par le maire d’Issoudun est simple : André Laignel avait invité à rejeter le référendum européen de 205 parce qu’il estimait que le traité n’était pas assez social. Et pour lui, rien n’a changé. « La preuve : une directive européenne vient de faire passer la durée maximale du travail de 48 à 65 heures. Faut-il vraiment parler d’avancée sociale ? » « Non, vraiment la présidence française ne débute pas sous de bons auspices, poursuit André Laignel Pendant les six mois à venir, les sujets importants ne seront pas à l’ordre du jour. Je pense à l’Europe sociale. Mais il n’y a pas que cela. Nous avons demandé une directive cadre sur les services publics. Là aussi, la France a refusé que le sujet soit mis à l’ordre du jour. »
Mer, 02/07/2008 - 07:35