Vous êtes ici : Accueil > Actualité > Événements
Événements
L’initiative des "reconstructeurs" socialistes est le mouvement le plus novateur au sein du PS
31 mai 2008
Merci de partager vos remarques, commentaires et réactions sur le forum associé à cette page
Interview de Laurent Fabius par Dominique Souchié, sur Europe 1.
Laurent Fabius a qualifié samedi l’initiative des "reconstructeurs" socialistes de "mouvement le plus novateur" au sein du PS, estimant que le "faux débat" entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë risquait de virer au "pugilat".
Le "pôle des reconstructeurs", qui regroupe des proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg doit se retrouver dimanche pour voir s’il est possible de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité au congrès de Reims à la mi-novembre.
"C’est le mouvement je crois le plus novateur," a déclaré M. Fabius à Europe 1, évoquant "des responsables et militants qui viennent de sensibilités différentes (et) décident de travailler ensemble sur le fond et de rechercher des solutions communes pour une gauche décomplexée et qui puisse gagner".
"Le début du débat qui s’est instauré (en vue du congrès) est un faux débat", entre Ségolène Royal, candidate déclarée à la direction du parti, et Bertrand Delanoë, candidat présumé mais non déclaré, a estimé l’ancien Premier ministre.
M. Fabius a notamment estimé à propos de la polémique autour du "libéralisme", que tous deux "sont plutôt en accord qu’en désaccord sur ce point".
"Quand il y a un faux débat, en général ça dégénère en pugilat", a-t-il poursuivi, réclamant un "débat de fond". "Ce qu’on attend de nous, c’est quelles sont les réponses concrètes (...) que vous avez à apporter sur l’emploi, sur les délocalisations, sur la santé, sur l’école, sur l’environnement et sur le futur".
Interrogé pour savoir si Mme Aubry pourrait devenir la candidate des "reconstructeurs" à la tête du PS, M. Fabius a déclaré "on verra, on n’en est pas encore là", en souhaitant "sortir des débats de personnes qui empoisonnent la vie politique".
